édition traditionnelle ou auto-édition ?


Le monde de l’édition traditionnelle vous convient-il ?


Le monde de l’édition traditionnelle ne me convient pas

Devrais-je, comme tant d’autres qui partagent mes analyses mais préfèrent le taire publiquement, mettre de côté un certain idéalisme et "profiter du système" ? On ne change pas un système, on y fait son trou !
Naturellement, ces « artistes engagés qui osent critiquer Pinochet à moins de 10 000 kilomètres de Santiago », ne peuvent risquer de se fâcher avec le monde de l’édition. Face au pouvoir, il est plus facile de grignoter sa part de gâteau. On m’en veut d’oser "caricaturer" en collaborateurs du grand capitalisme des gens le plus souvent prétendus de gauche. Ces gens disponibles pour les "grandes causes" appellent docilement à voter Hollande, Malvy, Cahuzac, Guérini, Baylet, Tapie, Pinel... De bons soldats de gauche...

Selon challenges.fr, Antoine Gallimard (et sa famille) serait la 224ème fortune de France avec 160 millions d’euros en 2012.
Il est "naturellement" devancé par Arnaud Lagardère (et sa famille) au 170ème rang avec 345 millions d’euros.
Lagardère Arnaud ? On ne martèle pas (et il sait rester discret, simplement envoyer des satisfecit à Nourry Arnaud chargé de faire remonter du cash) qu’il est le véritable patron chez Grasset, Stock, Fayard et compagnie, le groupe Hachette Livre.
Francis Esménard (et sa famille) 296ème avec 115 millions d’euros, fondateur et patron d’Albin Michel (il en contrôle toujours les trois quarts).
Dans "la famille" d’Antoine Gallimard au sens de challenges.fr, ne figure pas "Isabelle et Robert Gallimard et Muriel Toso", conglomérat classé au 321ème rang des fortunes de France avec 100 millions d’euros tout rond. Le site du mensuel note "Ces familles, actionnaires historiques et proches d’Antoine Gallimard, conservent 38 % de l’éditeur (CA : 253 millions)."
Hervé de La Martinière, 472ème (encore 60 M€), président-fondateur (il en conserve 29 %) de La Martinière, qui a racheté le Seuil en 2004.
Jacques Glénat (et sa famille) 472ème fortune de France également. Il m’est inconnu mais il s’agit d’un grenoblois, à la tête de Glénat Edition, sûrement un pilier dans la BD (Chiffre d’Affaire 80 millions en 2012 avec 673 nouveautés).
Pierre Fabre les devance tous, au 54eme rang des fortunes françaises avec 800 millions d’euros. À la tête d’un mastodonte dans le domaine pharmaceutique, il semble s’intéresser aux discrets "vecteurs d’informations" : propriétaire de l’hebdomadaire "Valeurs actuelles", considéré très à droite et au capital (6%) de la Dépêche, éditeur de "La Dépêche du Midi"... qu’on dit très liée aux intérêts de Jean-Michel Baylet. Mais dans l’édition c’est surtout l’éditeur de François Hollande ("Le rêve français : Discours et entretien (2009-2011)") et Martin Malvy 2013 qui m’intéresse : « Créées à Toulouse en 1839, les Éditions Privat restent une des très rares maisons d’édition françaises à rayonnement national à n’être pas située à Paris. Elles ont été achetées par les Laboratoires Pierre Fabre en 1995. » Pierre Fabre sponsorisait le rugby à Villeneuve-sur-Lot au temps du Cahuzac tout puissant... Il est mort fin juillet 2013, quelques heures après le suicide de Jack-Alain Léger.
Les "Éditions médicales Pierre Fabre", ayant par exemple publié "Atlas proctologic" de Roland Copé le 1er septembre 1994, ne semblent plus exister.
Amazon présente également un sûrement intéressant "Les phlébites révélatrices" de Griton Wallois, publié le 1er janvier 1499. Oui, le 1er janvier 1499, c’est écrit sur Amazon donc c’est vrai !
Travailler avec et pour ces millionnaires me dérangerait. Oui, quand on naît pauvre, on peut éprouver certaines retenues, sans même parler de lutte des classes. Aurélie Filippetti semble penser le contraire (elle écrit sur la lutte des classes mais aucun état d’âme visible à servir des lois aux installés, à part bien sûr Ernest Antoine Seillière) S’il n’y avait que l’argent, peut-être aurions-nous pu nous entendre. Mais il y a les méthodes.
Quelques phrases à opposer aux incompétents (dans le domaine de l’édition), toujours prompts à défendre l’édition nationale :
« Tout dépend de la maison d’édition dans laquelle vous êtes édité, et du travail fait en amont par les attachés de presse auprès des journalistes et des jurés littéraires. » Alain Beuve-Méry.
« Les grands groupes publient, distribuent, vendent et font commenter favorablement les titres qu’ils produisent. » Baptiste-Marrey.
« Il [Jean-Marc Roberts] n’est pas très fier de la manière dont, chaque automne, il magouille pour que ses auteurs obtiennent des prix. » Jérôme Garcin.
« Les écrivains ne se nourrissent pas de viandes ou de poulet, mais exclusivement d’éloges » résumait Henry de Montherlant... aurait-il opté pour l’indépendance en 2013, comme mon cher Stendhal auquel j’emprunte régulièrement « l’homme d’esprit doit s’appliquer à acquérir ce qui lui est strictement nécessaire pour ne dépendre de personne » ?
Louis-Ferdinand Céline exagérait sûrement avec « Tous les éditeurs sont des charognes. » Mais il fréquentait Gaston Gallimard de la famille des péremptoires : « Un auteur, un écrivain, le plus souvent n’est pas un homme. C’est une femme qu’il faut payer, tout en sachant qu’elle est toujours prête à s’offrir ailleurs. C’est une... »


Commentaires corrects acceptés

-- du 15 novembre 2014 à 13 : 30
par Jacques D. : Je me suis également posé cette question sur le monde de l’édition traditionnelle. Me vous convient-il ? Et j'ai également répondu : il ne me convient pas. Jacques D.



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